OMERIYE OTTOMAN BATHS, NICOSIA (CYPRUS)


For the safeguarding of the authenticity and adaptation to contemporary needs of a distinctive landmark of the walled city of Nicosia and for the sensitive treatment of an Islamic architectural element in a multicultural context.

Category: Architectural Heritage

Award: Top Prize (2005)

Custodian: EVKAF / Turkish Cypriot Properties Management Service

Project leaders: Nicosia Master Plan (collaboration: Nicosia Municipality, Dept. of Town Planning and Housing, UNDP)

Architect: Athina Papadopoulou

External Consultant: Michael Pittas, GEMAC; Geocratis Ltd.

Building contractor: C. Roushas, Trading and Development Ltd.

Address : 8 Tillirias Square, 1016 Nicosia

Website: www.nicosia.org.cy

Opening hours: Mon 11:00-17:00 (guided tours), Tues-Sun 09:00-21:00 (alternating days for men and women)

 

Built around 1571 by Lala Mustafa Pasha, the first Ottoman administrator of Cyprus, the baths suffered from extreme lack of maintenance. The exterior render of the domes had severely deteriorated, resulting in water infiltration, decay of stones and mortar, penetration of vegetation, corrosion of embedded iron elements, development of cracks and loss of stability. Internally, peeling plaster, noxious fumes from the disintegrating hypocaust and furnace, high heat and humidity levels, as well as the dated electrical and sewerage systems, created an insalubrious environment.

Retaining the building’s traditional use was of primary consideration in the restoration. Works principally involved reinstating the structural capacity of the damaged walls, shells and domes. Roots were removed, cracks repaired and corroded door anchors replaced. Deformed segments were numbered, dismantled and reconstructed using the original stones where possible, together with matching new limestone ashlars from the Nicosia district quarries. Following extensive research and documentation, the hypocaust was removed and a new structure of fired bricks and stone slabs constructed. The deteriorating walls were consolidated by grouting with a hydraulic lime mortar. Hidden architectural features were revealed, including walls attesting the existence of an older building which are exposed and protected behind a glass wall. New installations were accommodated without disruption to the building’s architectural integrity - beneath the floor or in low-key structures. In full operation since March 2005, the restored baths have contributed immensely to upgrading one of the most neglected areas of the city.

Pour la sauvegarde de l’authenticité et l’adaptation aux besoins actuels d’un point de repère remarquable de la ville fortifiée de Nicosie et pour le traitement adroit d’un élément architectural islamique dans un contexte multiculturel.

Construits vers 1571 par Lala Mustafa Pacha, le premier administrateur ottoman de Chypre, les bains souffraient d’un manque extrême d’entretien. La couverture des dômes était sérieusement endommagée, ce qui provoquait des infiltrations d’eau, la désintégration des pierres et du mortier, la pénétration de la végétation, la corrosion des éléments en fer enchâssés, le développement de fissures et une perte de stabilité. A l’intérieur, le plâtre qui s’écaillait, les fumées nocives provenant de la chaudière et de l’hypocauste délabrés, la chaleur et le taux d’humidité élevés et les installations surannées d’électricité et d’évacuation des eaux usées créaient des conditions d’insalubrité.

La conservation de l’usage traditionnel de l’édifice fut le premier souci de la restauration. Les travaux impliquaient principalement le rétablissement de la capacité structurelle des murs, de la carcasse et des dômes endommagés. Les racines furent enlevées, les fissures réparées et les ferrures corrodées des portes remplacées. Les parties déformées furent numérotées, démantelées et reconstituées en utilisant les pierres originales dans la mesure du possible ou bien de nouvelles pierres de taille calcaires assorties provenant de carrières des environs de Nicosie. Suite à des études documentaires approfondies, l’hypocauste fut remplacé et une nouvelle structure de briques réfractaires et de dalles de pierre fut construite. Les murs dégradés furent consolidés en les jointoyant avec un mortier en chaux hydraulique. Des éléments architecturaux masqués se révélèrent, y compris des murs attestant l’existence d’une construction plus ancienne qui furent protégés et exposés au public derrière une cloison en verre. De nouvelles installations furent logées en sous-sol ou dans des structures discrètes pour ne pas perturber l’intégrité architecturale de l’édifice. En pleine exploitation depuis mars 2005, les bains restaurés ont grandement contribués à la revalorisation de l’une des zones les plus délaissées de la ville.